NEWS !
Loading...


Je m’appelle Ulrich Genisson, j’ai 38 ans et je suis le co-fondateur avec mon épouse Nelly du site EatFat2BeFit.fr. Je vais partager avec vous aujourd’hui, mes 3 ans d’expérience sur une alimentation qui pourrait sembler curieuse pour beaucoup de personnes, c’est-à-dire basée sur une réduction massive de ma consommation de glucides et une augmentation substantielle de ma consommation de lipides (pour ceux que la précision intéresse, autour de 5% de glucides, 20% de protéines et 75% de lipides).


Cette diète qui n’est pas plus un régime que le régime occidental l’est (c’est-à-dire qu’il n’y a rien de temporaire dans cette approche). Rappelons que le régime occidental encourage d’ingurgiter 50-55% de glucides au quotidien. L’approche LCHF est plutôt un mode de vie, totalement conscient de ses choix, pour des objectifs précis, qui vont d’un simple bien-être, à la perte de poids ou véritablement un moyen de guérir de beaucoup de pathologies, en passant par de meilleures performances sportives. Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas au crépuscule de ma vie, je ne suis pas suicidaire et je ne m’injecte pas encore en intraveineuse de l’huile de coco même si j’en mange beaucoup. Explications !



Reprenons directement après mon premier témoignage sur 18 mois d’alimentation cétogène dont vous pourrez lire le contenu en cliquant ici.


Ainsi les 18 premiers mois du régime LCHF m’apportent 23 kilos en moins et c’est bien plus qu’espéré initialement. Je donne un témoignage à Magali Walkowicz pour Thierry Souccar Editions, et je continue mon alimentation LCHF avec pour ambition d’aller encore beaucoup plus loin.



Après avoir couru mon premier 10Km en 2015, j’entreprends mon premier semi-marathon début 2016 avec en ligne de mire mon premier marathon au mois de mai 2016. La préparation n’est pas idéale, mais l’objectif est clair : Pas de glucides, pas de barres énergétiques, pas de boissons sucrées, rien d’autre que de l’eau et des minéraux pour parcourir les 42,2 Km du marathon du Mont St Michel. Le plan d’attaque est très précis et tout se passe bien jusqu’au 26e km. Jusqu’à ce moment-là, le plan de course est suivi pour terminer en moins de 3h50 pour ce premier marathon. C’était sans compter sur un problème de chaussures imprévu. En effet, en même temps qu’une véritable révolution alimentaire, j’ai aussi entrepris une révolution en matière de course à pied, en adoptant ce qu’on appelle une foulée médio-pied (ou LFR), ce qui permet une fois bien maîtrisée, de courir pied nu, de subir bien moins de traumatismes et de se rapprocher au plus près de ce que la nature à prévu pour nous. J’utilise pour ce marathon des Altra One 2.0 c’est-à-dire des chaussures sans amorti et sans drop. Mais au 26e km, je commence à avoir sérieusement mal au bout des pieds (je n'ai pas suffisamment anticipé l’allongement du pied durant l'effort) , je dois m’arrêter pour évaluer la gravité de la situation. Une fois déchaussé, ce n’est pas très encourageant. 5 ongles de pied cassés. Il me reste alors 2 options : Ou j’abandonne ce premier marathon, ou je le termine en chaussettes (j’ai des chaussettes de compétition, 5 doigts, assez solides et confortables qui me laissent espérer pouvoir terminer même si je dois les bousiller). Je tente le coup et je parcours à un rythme plus lent les 16 derniers kilomètres de ce premier marathon avec les chaussures aux mains, ce qui fait une photo finish sympa. Disons que comme transition, c’est plutôt brutal ! Mais j’avais confiance dans ma capacité à courir pied nu, même si je ne l’avais encore jamais fait (je n'avais encore jamais parcouru 42,2 km non plus). D’un côté ma déception est grande, car avec 4h20 ce n’est pas très honorable. De l’autre, je suis content de ne pas avoir dû abandonner, ce qui me motive à aller plus loin dès le lendemain en passant au Vibram FiveFingers (les chaussures à 5 doigts). C’est promis, le prochain marathon sera terminé en moins de 3h50 en FiveFingers, il est déjà planifié pour 2017. La satisfaction principale de cette expérience, est que je me suis prouvé qu’on pouvait faire un marathon à l’eau, sans glucides, contrairement aux idées reçues, et surtout en étant totalement épargné du célèbre "mur" qui fait tant peur. La prochaine étape étant de devenir de plus en plus performant en LCHF.




Une fois cette étape du premier marathon terminée, je décide d’initier un protocole final de perte de poids. C’est disons-le, ce qui à la lumière de mes connaissances en nutrition et de céto-adaptation, devrait être le plus performant en matière de perte de poids. Le résultat est concluant, avec une perte de masse grasse de 8,5Kg en 50 jours. Portant ma perte de poids totale depuis le début de ma transition en LCHF à 32 kg en 30 mois. Un poids de départ à 105 kg fin 2013 pour atteindre 73 kg mi-2016.



Je reprends ensuite une alimentation « de croisière » en LCHF, mais avec des macronutriments calculés pour une stabilité en matière de poids et tout ce qu’il me faut pour maintenir un entrainement en course à pied. Ici un exemple de petit déjeuner LCHF.


Septembre 2016, je suis prêt avec ce poids plume pour un petit Trail par chez moi, avec 25Km dans la forêt de Fontainebleau. Du pur bonheur avec une forme de jeune homme et 73kg sur la balance. (le premier qui rigole de mes chaussures, peut sortir) :-)


Passons au concret. Qu’est-ce que l’alimentation LCHF m’a apporté en 3 ans de cétose ininterrompue ?
  • Je suis passé de 105Kg à 73 kg, avec une perte musculaire au minimum.
  • Je suis passé d’une tension de 140/90 à 100/60.
  • Mon rythme cardiaque au repos est à 40 Bpm.
  • Je me suis totalement émancipé d’une arthrose chronique au poignet, suite à de multiples fractures datant de 1997. Le chirurgien de l’époque m’avais promis à juste titre une douleur à perpétuité, c’est-à-dire de 1997 jusqu’à fin 2014 pour moi. C’est environ 8 mois après avoir commencé l’alimentation LCHF, que j’ai pu constater la disparition totale de cette douleur qui me gâchait la vie. J’ai compris ensuite le mécanisme en œuvre réduisant l’inflammation chronique.
  • Une disparation totale des maux de tête plus ou moins chroniques.
  • Une énergie totalement stable, et complètement indépendante des repas.
  • La possibilité d’effectuer un marathon simplement avec de l’eau et des sels minéraux.
Voici ma dernière analyse de sang. Comme vous pourrez le constater, il y a une alerte sur le cholestérol évidement, puisque nous vivons dans un pays participant au mythe du cholestérol. C’est totalement stupide puisque le cholestérol est plutôt excellent pour la santé, si on comprend un peu comment il fonctionne. Ainsi, sur l’analyse vous voyez LDL en hausse et HDL aussi en hausse. C’est typique d’une alimentation LCHF, avec surtout un excellent ratio LDL/HDL qui contredit d’ailleurs les normes LDL et HDL seules. Bien entendu aucune évaluation de VLDL, bien plus utile pour comprendre un profil lipidique. Enfin le taux de triglycérides (graisses libres dans le sang) est aussi clairement en baisse, puisque ce sont des graisses produites par l’excès de glucides, et comme en LCHF il n’y a presque plus de glucides… Une telle analyse alertera tout bon médecin généraliste, qui vous prescrira même peut-être une statine pour faire rentrer le cholestérol total en dessous de 2.0… Ce qui clairement est une hérésie et serait préjudiciable pour une bonne santé. Lisez par exemple cet ouvrage pour mieux comprendre ce qu’est et n’est pas le cholestérol.


Ce graphique qui vous aidera à comprendre, est justement la synthèse d’une étude de grande ampleur, qui nous montre que moins on a de cholestérol en particulier un taux bas de HDL et plus le risque de mortalité prématurée grimpe.


L’alimentation pauvre en glucides et riche en lipide est clairement à la traine en France. On peut facilement se documenter sur ce qui se passe à l’étranger, aussi bien en matière de perte de poids, que de sport de haut niveau, que pour le cancer, combattre Alzheimer et quantité d’autre pathologies en particulier le diabète. En France on entend peu ou pas parler de « cétogène ». Et le peu de fois que les médias s’en font l’écho, c’est souvent avec un œil critique, comme une mode (qui nous vient des USA comme toutes les modes) ou encore une méthode qui n’a pas fait ses preuves… Je rappelle juste que désormais nous avons presque 1 siècle de données cliniques sur le sujet. Nous sommes donc clairement en phase 1 de l’innovation, on laisse les fous devant pour voir ce que ça donne.


On me demande souvent si je prends des compléments alimentaires. La réponse est oui et je ne m’en cache pas du tout. Durant la perte de poids, les apports de micronutriments sont réduits, ainsi je fais attention à mes apports de sel (sodium). J’apporte aussi un complément de magnésium 400mg par jour (cliquez ici pour le lien) et de potassium 400mg par jour (cliquez ici pour le lien).

En plus de ces minéraux, je fais particulièrement attention à mon taux sanguin de vitamine D, qu’il est préférable de maintenir entre 40 et 65. Voyez ma dernière analyse, en hiver, avec un apport journalier de 5000UI de vitamine D3 que vous pourrez trouver (en cliquant ici). Sans ce complément de 5000UI/Jour, votre taux sanguin tournera autour de 20, ce qui est juste au-dessus la carence, mais n’est pas bon pour votre santé. Lisez par exemple cet article pour mieux comprendre l’importance de la vitamine D.




Je recommande particulièrement le site IHerb aux USA (vous aurez 10% de bienvenue à la première commande), qui ont un choix absolument énorme en matière de compléments alimentaires, un site désormais en français, avec les prix le plus attractifs du web. Choisissez bien la livraison lente par GlobalMail qui vous évitera une taxe supplémentaire et en plus une livraison directement dans la boite aux lettres contrairement à DHL.

Pour conclure, voici 3 ans que je suis en cétose, 3 ans ininterrompus ou presque (je pense pouvoir dire que 99% du temps j’y suis, car mes écarts sont plus qu’exceptionnels). Ma capacité à oxyder des lipides ne fait que monter, en particulier pendant l’effort. Mes besoins d’alimentation sont nuls, puisque je peux puiser dans mes réserves de graisse sans la moindre baisse d’énergie. Je peux faire 3 repas par jour, comme un seul (ce que je fais très souvent) et même ne pas manger pendant un jeûne de 48h si j’en ai envie. Je me suis fixé d’ailleurs comme objectif ambitieux de terminer une course qui me fait rêver depuis pas mal de temps : La Leadville 100 Run, qui est un Trail qui se déroule dans le Colorado, 161 km à parcourir, et que je compte terminer sans le moindre glucide, comme un défi personnel. Du travail en perspective. 

EatFat2BeFit.fr a bientôt 18 mois, mon expérience LCHF a plus de 36 mois et ça ne fait que commencer.

Au premier semestre 2017, paraîtra l’ouvrage que nous sommes en train de terminer avec mon épouse Nelly, un grand livre LCHF avec 150 recettes pour vous faire changer d’avis sur un régime à vocation santé ! Et je peux déjà vous annoncer qu’en matière de LCHF, 2017 sera très riche, vous allez en entendre parler !

« Le gras c’est la vie »

Rendez-vous pour un bilan à 4 ans de LCHF ? Et si vous aussi vous avez une expérience LCHF à partager, n'hésitez pas à nous contacter !

Aurélie a 37 ans quand elle prend la décision de venir à bout d’une hyperinsulinémie et en même temps d'un surpoids ainsi qu’un état inflammatoire généralisé provoquant des maux de tête, des problèmes digestifs ainsi que d’autres pathologies liées au sucre. Elle partage avec nous ce précieux témoignage prouvant que la réussite est au bout de l’engagement dans une alimentation LCHF.

EatFat2BeFit : Nous tenons à vous remercier pour cet entretien. Tout d’abord pouvez-vous vous présenter, et nous expliquer votre façon de vous alimenter avant d’avoir pris la décision du changement ?

Aurélie : bonjour, je m’appelle Aurélie, j’ai 37 ans et je suis infirmière.

Avant que le changement s’impose à moi, je mangeais à peu près tout ce qui passait à portée de bouche et surtout ce qui me remplissait physiquement et psychologiquement. J’étais très mal dans ma peau, et bien que cela n’ait jamais vraiment été diagnostiqué, je pense que j’étais très proche de la boulimie. Si je n’allais pas bien, il fallait que je mange. Je ne pensais plus qu’à ça. Et si possible, du sucré, du qui réconforte mon cerveau : gâteaux, bonbon, chocolat, junk food….

EatFat2BeFit : Pouvez-vous nous expliquer votre pathologie, vos problèmes de santé, et vos rapports avec les professionnels de santé ?

Aurélie : Je souffre d’hyperinsulinisme. Mais une fois que le diagnostic est posé, qu’on est sûr qu’il n’y a pas de tumeur ou autre pouvant expliquer la pathologie, on ne trouve plus personne à qui parler. On se contente de nous conseiller un régime « diabétique » (féculent, peu de sucres rapides, légume à chaque repas, peu de gras surtout pas animal…). J’ai essayé pendant un temps un traitement oral pour le diabète, connu pour fonctionner, mais les effets indésirables (diarrhées, flatulences…) rendaient ma vie sociale plus compliquée. Déjà que ça n’était pas simple au départ.

Aurélie B. Avant / Après 6 mois d'alimentation LCHF

J’ai été diagnostiquée une première fois il y a 5 ans environ, devant des problèmes de poids que je ne régulais pas, malgré une alimentation hypocalorique à ce moment-là, des soucis digestifs dont on ne connaissait pas l’étiologie et des migraines de plus en plus fréquentes. Mais le traitement n’avait pas fonctionné, je faisais des hypoglycémies, j’étais fatiguée, j’ai mangé pour me sentir mieux et j’ai pris du poids, beaucoup de poids.

EatFat2BeFit : Comment avez-vous connu l’alimentation LCHF (cétogène) et pourquoi l’avoir choisie ?

Aurélie : en début d’année, j’ai perdu mon papa. J’ai mangé encore plus mal que d’habitude, et l’alimentation associée au mal être psychologique, j’ai fait de très très grosses hypoglycémies, avec des malaises, des nausées, des vomissements parfois. Je suis allée voir mon médecin, qui m’a dit que je faisais comme un trop plein de sucre et que mon corps se rebellait. Il était démuni face à ça car il ne savait pas quoi faire. J’ai eu de la chance, il est curieux et m’a dit que dans d’autres pays, on se tournait vers l’alimentation cétogène pour les problèmes métaboliques. Mais il m’a aussi avoué qu’il n’était pas formé du tout à cette alimentation. Mais j’avais essayé beaucoup de choses, alors pourquoi pas, même si l’idée de manger plus gras pour aller mieux me laissait dubitative.

EatFat2BeFit : Expliquer nous comment ça s’est passé au début, comment l’avez-vous vécu, qu’avez-vous ressenti, parlez-nous des effets bénéfiques ?

Aurélie : Je me suis documentée, seule et avec lui. On a convenu d’un suivi, surtout les premiers temps, en lisant les effets secondaires que le régime cétogène pouvaient engendrer (hypokaliémie, pertes d’électrolytes en général, fatigue….). Je faisais donc un bilan sanguin régulier, ce qui nous rassurait tous les deux, mon mari aussi. 

Tout en me documentant, j’ai commencé avec des macros à 20g de glucides et 90g de protides. Il fallait tout compter, s’y astreindre. Les débuts ont été très compliqués. Expliquer au travail que non, on ne déjeune pas là, qu’on ne mange pas un bout de pain, dommage pour les croissant que le chef a amené. Je n’avais pas conscience des tentations et de ce que je mangeais vraiment avant de me mettre à tout compter. 

Je me suis sentie un peu isolée, au niveau des repas de famille, des sorties. C’était loin d’être simple. 

Le plus dur a vraiment été de réexpliquer, encore et encore, se rendre compte que les gens autour de soi ne comprennent pas et nous prennent pour une folle. 

Mais j’ai tenu bon, mon mari était présent et surtout, en quelques jours, j’ai vu des changements s’opérer. 

Moins de fatigue, moins de problèmes digestifs. Au départ, je ne pensais pas que c’était mon changement de mode d’alimentation, je me disais que comme d’habitude, c’était un petit répit avant que ça reflambe. Mais ça s’est pérennisé. Maintenant, je n’ai quasi plus de migraine, j’ai perdu beaucoup de poids (27kg actuellement en 6 mois), je ne suis plus en cétogène strict mais en LCHF (50g de glucides par jour) parce que 20g, c’était compliqué pour moi.

Mes troubles digestifs se sont envolés. Je souffrais de diarrhées fulgurantes, de douleurs abdominales intenses. Et là, tout va bien. J’ai même cru être constipée (je l’ai été un peu au début mais hépar et psyllium sont mes amis) mais non, mon nouveau rythme est d’une fois tous les 3 jours. C’est surprenant. 

Je n’ai plus de fringales sucrées. Après, il m’arrive d’avoir envie de compenser une mauvaise nouvelle, mais c’est beaucoup moins fréquent et les quantités que je peux avaler sont moindre. C’est un véritable sevrage du sucre, trop et je suis dégoûtée.

EatFat2BeFit : Avez-vous été fatiguée, avez-vous éprouvé d’autres effets indésirables ?

Aurélie : je travaille dans un hôpital, et comment dire, c’est parfois difficile de faire une pause pipi. Au début de la diète, j’ai eu l’impression d’y passer ma vie ! j’ai eu quelques coups de pompes au départ, mais en une semaine, c’est vite passé. 

Les premiers jours, lors du passage en cétose, j’ai eu un peu mauvaise haleine, mais ça n’a que peu duré. Pareil pour la fatigue que je ressentais en début de soirée. J'ai changé de rythme en fait, je me couche plus tôt et me lève plus tôt en meilleure forme. Et plus de réveils nocturnes.

EatFat2BeFit : Surveillez-vous votre cétose avec des bandelettes ou un outil électronique ?

Aurélie : J’ai surveillé au départ avec des bandelettes urinaires, et parfois avec un lecteur de glycémie, pour me confirmer que j’étais sur la bonne voie. Mais maintenant, je me fie à mes sensations. Ce sont elles qui me permettent de déterminer si je suis dans ma zone de confort ou pas. J’ai appris à me connaître.

EatFat2BeFit : Avez-vous été accompagnée par des professionnels de santé dans cette démarche ou avez-vous abordé l’alimentation LCHF seule ?

Aurélie : j’ai d’abord été suivie, mais j’ai vite trouvé des groupes sérieux (dont eatfat2befit.fr ;-) ) qui m’ont permis d’apprendre seule par la transmission de connaissance. Mon médecin m’a vite expliqué qu’il n’était pas formé et qu’en France, le LCHF était encore un peu marginal alors qu’il est porteur d’espoir pour beaucoup de gens.

EatFat2BeFit : Prenez vous des compléments alimentaires ? Si non, comptez-vous le faire ?

Aurélie : au tout début, lorsque que je faisais une diète cétogène à 20g de glucides, j’ai eu un peu de potassium à prendre, mais j’ai ensuite compensé par l’alimentation. Je continue à prendre du magnésium marin en cure avec de la spiruline. Mais c’est un régime qui peut être parfaitement équilibré si on comprend ce que l’on fait

EatFat2BeFit : Qui cuisine à la maison ?

Aurélie : Moi, principalement et mon mari. Quand il cuisine pour moi aussi, il va puiser dans mes recettes cétogènes, il fait beaucoup d’efforts.

EatFat2BeFit : Comment se passe concrètement une journée alimentaire pour vous ?

Aurélie : cela dépend de mes activités de la journée. Si je travaille du matin, je fais un petit déjeuner m’apportant des protéines (jambon, bacon, œufs…) ainsi que du gras (huile de coco ou beurre) avec une ou 2 tranches de pain céto (œuf, amande, lin, psylllium) et un thé. Si je ne travaille pas, je ne déjeune pas. 

Mon repas de midi est composé de viande, ou poisson, avec une bonne dose de légumes, arrosé d’huile d’olive ou de noix, un peu de fromage et parfois un yaourt grec mixé avec quelques baies.

Si j’ai déjeuné le matin, souvent, je ne mange pas le soir, ou alors, juste une soupe maison avec de l’huile de coco et un peu de lard (juste pour le goût). Si je n’ai pas déjeuné, je fais un repas plus léger que celui du midi (pas de dessert par exemple).

Je me fais parfois une collation de 30g de noix en mélange (je privilégie les macadamia et les noix de Grenoble, mais on trouve aussi d’autres noix dans mes mélanges) avec un carré de chocolat noir à au moins 85%. Parfois, je fais des collations « sucrées » LCHF (cookies, muffins, moelleux…) mais cela reste exceptionnel.

Ma ration calorique (je suis toujours en recherche de perte de poids) est aux alentours des 1400 Kcal.

EatFat2BeFit : Avez-vous introduit de nouveaux aliments ? Lesquels ?

Aurélie : L’huile de coco. Je ne l’utilisais pas du tout avant, je ne pourrais plus m’en passer. Tout comme le psyllium.

EatFat2BeFit : Quels sont les aliments que vous aimiez et que vous ne mangez plus ? Quel degré de difficulté pour vous cela à représenté de les bannir ?

Aurélie : j’étais une grande mangeuse de pain. Ça a été très dur pour moi de ne plus en manger. Les solutions de remplacement que l’on nous propose en LCHF ne sont pas toujours parfaites, mais on fait avec. Le plus dur, c’est quand je vais chercher du pain pour le reste de la famille et qu’il sent bon dans la voiture… Mais je résiste !

EatFat2BeFit : Aimez-vous manger en général ? Considérez-vous cette diète comme savoureuse ou incompatible avec le plaisir de manger ?

Aurélie : J’adore manger ! et j’adore recevoir. Je m’amuse vraiment en cuisine, même les plats traditionnels peuvent être accommodés en céto !

EatFat2BeFit : Comment gérez-vous les repas à l’extérieur, au restaurant ou en famille ?

Aurélie : Pour la famille, il a fallu expliquer et réexpliquer ce mode alimentaire, mais on y arrive (en réexpliquant à chaque fois, mais bon). Pour les repas à l’extérieur, j’arrive généralement à m’en sortir, il y a toujours de la viandes et des légumes. Et puis, s’il faut, j’équilibre sur la journée complète en compensant ce que je n’ai pas pu avoir dans mes macros dans un autre repas.

EatFat2BeFit : Considérez-vous la diète cétogène comme handicapante d’un point de vue social ? Comment survivez-vous en ne consommant presque plus de glucides dans un environnement où ils sont partout ?

Aurélie : Au départ, je pensais que cela me coupait un peu du monde, mais une fois que j’ai bien compris ce que je pouvais manger et comment, c’est devenu un défi pour moi de faire à manger pour les gens, en céto, et qu’ils ne s’en rendent pas compte. Bien souvent, ils envient mes assiettes aussi.

Le plus compliqué, c’est les tentations au travail, mais une fois que le pli est pris, ma foi, tout se passe bien.

EatFat2BeFit : Êtes-vous sensible à l’aspect santé de cette diète en terme de prévention des maladies métaboliques ?

Aurélie : oh oui. C’est d’abord pour ça que je m’y suis mise. Mais plus le temps passe et plus je me rends compte des bienfaits de cette alimentation. Les études que nous transmettent les gens sur les groupes dont je fais partie me permettent d’avancer dans mes connaissances et je suis persuadée que le céto est un traitement à part entière, que ce soit en préventif ou en curatif.

EatFat2BeFit : Est-ce désormais votre alimentation - une sorte de philosophie alimentaire - ou bien pensez-vous cesser de manger cétogène un jour ?

Aurélie : je ne pense pas arrêter le LCHF, c’est un nouvel équilibre pour moi, c’est un mode de vie qui me convient et qui me permet d’être bien.

EatFat2BeFit : Quel bilan global faites-vous de l’alimentation LCHF, quels sont les bienfaits que vous a apporté la diète cétogène ?

Aurélie : mon bilan est largement positif. La majorité de mes douleurs d’origine inflammatoire (digestive, migraines, articulaires…) ont disparue, mon pancréas se repose et j’ai perdu du poids. J’atteins un équilibre que je n’avais pas depuis très longtemps. Je me sens à nouveau maître de ma vie et de mon corps.

EatFat2BeFit : Quels conseils donneriez-vous à ceux qui hésitent à franchir le pas ? A ceux qui démarrent. Vous nous avez dit que vous n’hésitiez pas à en parler autour de vous, alors comment est-ce reçu dans votre entourage ?

Aurélie : beaucoup me regardent comme une allumée au départ. Ensuite j’explique, je montre et je démontre. J’y vais petit à petit. Je les laisse mûrir leur réflexion et je réponds aux questions. 

Je renvoie vers les sites de référence que je consulte quasi quotidiennement.

Mon prochain projet est de recevoir à la maison les amies qui veulent se lancer, pour ne pas être seules et pour continuer ce devoir de transmission que nous avons quand nous commençons. Nous testerons des recettes et confronterons nos expériences. Le corps médical n’est pas formé et souvent pas intéressé. Et si nous ne nous prenons pas en main, nous sommes seuls.

EatFat2BeFit : Un dernier mot pour nos lecteurs ou des conseils de lectures qui ont pu vous aider ?

Aurélie : pour les recettes, j’ai acheté céto cuisine de Magali Walkowicz ainsi que le compteur de glucides.

Je navigue souvent sur votre site ainsi que sur http://regimeketo.com .

Et je lis beaucoup d’études (malheureusement en anglais) à travers un groupe facebook qui existe justement pour la transmissions des savoirs.

EatFat2BeFit : Nous vous remercions sincèrement pour ce témoignage Aurélie !


Stéphane a 49 ans, il est professeur d’université et réside en France. Pour EatFat2BeFit.fr il nous offre son expérience de l’alimentation cétogène pour venir à bout d’une maladie rare qui impacte sa vie au quotidien.


EatFat2BeFit : Nous tenons à vous remercier pour cet entretien. Tout d’abord pouvez-vous vous présenter, et nous expliquer votre façon de vous alimenter avant d’avoir pris la décision du changement ? 

Stéphane : J’ai 49 ans, je suis professeur d’université, je fais de la recherche en mathématiques. J’ai une activité sportive régulière et intense en sports de combats. 

J’avais une alimentation assez classique et relativement équilibrée (par rapport aux standards classiques), avec il est vrai un goût très prononcé pour les glucides (pâtes, riz, pain, pommes de terre) et le sucré (fruits, bonbons). 

EatFat2BeFit : Qu’est ce qui a concrètement motivé votre passage à une alimentation réduite en glucides et élevée en lipides ? 

Stéphane : Au départ c’était une volonté de surveiller un peu mon poids. Pas grand chose, en fait ; j’avais juste envie de perdre quelques 5 kilos. C’est un collègue sud-africain qui m’a parlé du LCHF (qui est très répandu en Afrique du Sud, sous l’impulsion en particulier du Pr Tim Noakes ; en Afrique du Sud on trouve facilement des produits ou des plats « Banting » dans les restaurants). Il m’a expliqué les grands principes et je m’y suis mis le jour même ! C’était il y a deux ans. 

EatFat2BeFit : Pouvez-vous nous expliquer votre pathologie et ses conséquences ? 

Stéphane : Indépendamment de ça, je suis touché depuis 8 ans par une dysphonie spasmodique ; c’est un trouble neurologique, du même type que Parkinson (c’est à dire que les commandes neurologiques du mouvement musculaire sont détériorées et que le mouvement s’effectue de manière imprécise, avec des tremblements ou des spasmes). Mais pour la dysphonie spasmodique c’est très localisé, ça ne touche que les cordes vocales. Le résultat est une voix très tremblotante, de grandes difficultés à parler. 

Sachant que j’assure des cours devant des amphis de 100-200 étudiants, que je fais des conférences internationales, c’est un gros handicap ! 

Le traitement usuel pour ce trouble consiste en des injections de Botox dans les cordes vocales. Le Botox rigidifie le muscle et apporte un soutien empêchant les tremblements. Beaucoup d’inconvénients à cette approche : l’injection en elle-même est un acte hospitalier pas particulièrement agréable, l’effet dure 3 mois à peine et provoque une aphonie au début de la période et une grosse perte de puissance en permanence. J’ai tout de même vécu environ 6 ans avec ces injections. 

EatFat2BeFit : Comment se sont passés vos débuts ? Avez-vous démarré de manière stricte sans écarts, ou y êtes-vous allés progressivement ? Racontez-nous votre évolution et celle de votre maladie avec l’alimentation LCHF 

Stéphane : J’ai attaqué le régime LCHF assez sérieusement tout de suite. Je ne comptais pas les glucides, mais je savais ce que je pouvais manger ou non. J’ai fait ça de manière assez cool, en particulier je ne me restreignais pas sur les fruits. Je faisais quelques écarts, un ou deux repas par semaine. Je rappelle que je ne visais à ce moment là qu’un régime « Low Carb », je ne connaissais même pas la notion de cétose. 

Les effets bénéfiques se sont fait sentir très vite : perte de poids et surtout grande forme physique. Il faut dire que je fais beaucoup de sport, avec des séances parfois très exigeantes. Moi qui avais toujours eu du mal à terminer mes séances, je me suis retrouvé d’un coup avec une forme, une endurance, que je n’avais jamais connues. 

La découverte du lien avec la dysphonie a été un coup du hasard. La phoniatre qui me faisait des injections est décédée deux mois après mon début de diète LCHF. C’était la seule à faire les injections de Botox dans le larynx sur plusieurs départements, c’est un acte chirurgical très précis. Je me suis retrouvé en fin de période d’action du Botox, sans solution et avec ma voix qui dégringolait. Ce n’était pas simple de trouver quelqu’un d’autre pour faire ces injections, ça a traîné un mois facilement. J’en étais donc à 3 mois de régime LCHF et plus de 4 mois sans injection, quand je me suis rendu compte que petit à petit ma voix allait de mieux en mieux, que je reprenais plutôt bien le contrôle. 

Ce qu’il est important de comprendre c’est qu’à l’époque je n’ai pas fait le lien entre ce mieux et le régime LCHF que je faisais. 

Ca a duré ainsi pendant des mois, avec cette amélioration sensible, mais pas non plus extraordinaire. Quelques mois plus tard, ayant atteint un poids bien en dessous même de ce que je voulais, j’ai commencé à relâcher un peu le « low carb ». Par contre je continuais à m’y intéresser de près car j’avais convaincu ma petite amie de l’époque. Et c’est là que j’ai lu des choses sur la cétose, la diète cétogène et les effets bénéfiques possibles de la cétose. Tout cela a pris beaucoup de temps, et moi j’alternais des périodes low carb et des « craquages ». Et la qualité de ma voix fluctuait beaucoup aussi … 

Le point c’est que je n’arrivais pas à être complètement convaincu que c’était la cétose qui m’aidait. Il faut noter qu’il n’y a aucune littérature médicale que j’aie pu trouver sur le bénéfice possible de la cétose sur les dysphonies ou autres dystonies. 

Cet été je me suis lâché complètement et je n’ai plus fait aucun effort pour éviter les glucides. Le résultat a été saisissant, je n’ai jamais été aussi mal avec ma voix. A la fin de l’été, c’était complètement désespérant même, j’avais un mal fou à communiquer tout simplement. 

La perspective de la rentrée universitaire et des cours dans ces conditions m’ont fait peur et m’ont motivé à tenter la voie « cétose » sérieusement et sur la durée, pour voir. A la même période, j’ai contacté une cousine neurologue à Paris pour lui parler de tout ça. Ce n’est pas sa spécialité, mais elle m’a dit que la dysphonie « pourrait être due à un trouble du métabolisme glucidique » et qu’effectivement ça ne coûtait rien d’essayer la voie cétogène. 

Je m’y suis donc mis depuis fin août à fond, très sérieusement. Et là les résultats ont dépassé toutes mes espérances en à peine 10 jours. J’ai retrouvé une voix que je n’avais pas eue depuis 8 ans, des grandes facilités, même en amphi. Et c’est de mieux en mieux presque chaque jours, je retrouve des possibilités que j’avais complètement perdues : conversation normale, discussions au téléphone, voix soutenue même le soir ou fatigué (ce qui en général était un vrai obstacle) 

Cela fait, au moment où j’écris, un mois et demi que je suis en cétose forte et franchement je retrouve une nouvelle vie ! 

EatFat2BeFit : Avez-vous été fatigué, avez-vous éprouvé d’autres effets indésirables ? 

Stéphane : Au début de la diète, et à chaque fois que je la reprenais après un arrêt : j’ai eu des maux de tête. C’est, je pense, la seule vraie gêne que j’aie eue. Ça durait une petite semaine à chaque fois. 

EatFat2BeFit : Surveillez-vous votre cétose avec des bandelettes ou un outil électronique ? 

Stéphane : Oui, je la suis avec des bandelettes urinaires. Mais maintenant que je suis parti pour y rester et m’installer dans une cétose permanente, je sais qu’à un moment les bandelettes urinaires peuvent ne plus être aptes à déceler la cétose, je vais donc sûrement passer à des tests plus fiables ; sanguins, en particulier. 

EatFat2BeFit : Avez-vous été accompagné par des professionnels de santé dans cette démarche ou avez-vous abordé l’alimentation LCHF seul, forcé par l’absence d’un professionnel de santé capable de vous administrer votre ancien traitement ? 

Stéphane : Je l’ai abordé seul, à partir de conseils d’amis, puis ensuite avec l’appui de certains livres. Tous mes contacts avec des amis médecins sur ce sujet a donné lieu à des réactions négatives de leur part, ou alors visiblement à l’ignorance totale sur ce sujet. 

EatFat2BeFit : Prenez vous des compléments alimentaires ? Si non, comptez-vous le faire ? 

Stéphane : J’en ai pris un petit peu. Maintenant que je m’installe vraiment dans la diète cétogène permanente, je vais en prendre régulièrement. 

EatFat2BeFit : Qui cuisine à la maison ? 

Stéphane : C’est moi. Je suis divorcé, avec mes enfants en garde partagée, donc je cuisine la plupart du temps. Même quand j’ai quelqu’un qui partage ma vie, je prends les choses en main, pour pouvoir respecter ma diète. 

EatFat2BeFit : Avez-vous introduit de nouveaux aliments ? Lesquels ? 

Stéphane : L’huile de coco ne faisait clairement pas partie de mes menus avant. Donc ça c’est un vrai ajout. Idem pour le chou-fleur que je n’appréciais pas beaucoup avant ; maintenant je le décline en pâte à pizza, en riz, en semoule pour taboulé … 

Le reste n’est pas nouveau, mais par contre j’ai énormément augmenté leurs quantités depuis que je veux être en cétose : avocat, œuf, saumon, beurre, crème, charcuterie, légumes verts, mozzarella. 

EatFat2BeFit : Quels sont les aliments que vous aimiez et que vous ne mangez plus ? Quel degré de difficulté pour vous cela a représenté de les bannir ? 

Stéphane : Tout a été difficile à bannir ! Au début : le pain a été très difficile à éviter (pour saucer, avec le fromage …), les pâtes (j’étais un fou de pâtes). Mais finalement, ça passe assez vite. 

Par contre ce qui ne passe pas, ce sont les envies de bonbons et surtout de fruits. J’adore les fruits. Ce régime serait parfaitement vivable si on pouvait se laisser aller sur les fruits. Je pense que c’est ça qui me coute le plus. 

EatFat2BeFit : Aimez-vous manger en général ? Considérez-vous cette diète comme savoureuse ou incompatible avec le plaisir de manger ? 

Stéphane : Oui, j’aime manger, j’ai toujours aimé bien manger, manger des plats gouteux, avec des produits de qualité. Non, cette diète n’est pas du tout incompatible avec le plaisir de manger … bien au contraire. Mais, effectivement, la partie dessert de cette diète reste la partie la plus décevante. 

EatFat2BeFit : Comment gérez-vous les repas à l’extérieur, au restaurant ou en famille ? 

Stéphane : Au restaurant, je fais attention, je fais attention au choix du restaurant, pour être sûr que je pourrais y trouver quelque chose qui me convient. Parfois, au travail, nous avons des buffets, des pots, dans ce cas j’évite au maximum, je ne prends que ce qu’il m’est possible de prendre. 

Avec mes enfants, je ne leur impose pas ma diète. Je leur fais parfois des plats typiquement Banting qu’ils aiment bien (pizza banting, taboulé chou-fleur, pancakes, muffins low-carb …), mais il m’arrive franchement souvent de préparer deux repas différents : un pour eux et un pour moi ; ou en tout cas, je modifie une partie de ce que je leur sers pour m’adapter à mes contraintes. 

EatFat2BeFit : Considérez-vous la diète cétogène comme handicapante d’un point de vue social ? Comment survivez-vous en ne consommant presque plus de glucides dans un environnement où ils sont partout ? 

Stéphane : Non, elle est très peu handicapante socialement, elle laisse accès à tellement de produits différents. C’est juste difficile de manger sur le pouce. Je voyage beaucoup, énormément même, et le fait de ne pas pouvoir attraper facilement un snack, un sandwich, dans une gare ou un aéroport, est vraiment parfois difficile. 

EatFat2BeFit : Faisiez-vous du sport avant et en faites-vous maintenant ? 

Stéphane : Oui, plutôt beaucoup de sport, en particulier des sports de combat, de la self-défense. Dans des cadres ou des clubs très exigeants. Je me retrouve donc dans des séances vraiment difficiles, à combattre contre des jeunes qui ont 20 ans de moins que moi. 

J’ai vraiment vu la différence depuis que je suis en régime low-carb : sur l’endurance surtout. C’est une énorme satisfaction. 

EatFat2BeFit : Êtes-vous sensible à l’aspect santé de cette diète en termes de prévention des maladies métaboliques ? 

Stéphane : Clairement oui. Déjà, comme je l’ai expliqué, en lien avec mon problème de voix. Mais je suis aussi sensible au rôle que joue la cétose dans la lutte contre les cancers. 

Je suis mathématicien, donc l’état de forme de mon cerveau est forcement très important pour moi. Et je suis donc sensible aux aspects positifs apportés par les cétones au bon fonctionnement cérébral. J’apprécie aussi le fait que j’ai beaucoup plus la pêche, presque plus de coup de pompe à 14h et aussi au fait que je peux faire des journées parfaitement normales avec parfois seulement 4-5h de sommeil (avant, quand j’avais des nuits trop courtes, je le payais très cher le lendemain). 

EatFat2BeFit : Quels conseils donneriez-vous à ceux qui hésitent à franchir le pas ? A ceux qui démarrent, en particulier des personnes comme vous qui cherchent à guérir ou stabiliser une maladie ? 

Stéphane : Le premier conseil que je donnerais est de garder l’esprit ouvert, d’accepter de se lancer et d’essayer vraiment, quelques soient les conseils (et surtout les « déconseils ») que peuvent donner l’entourage, ou même le corps médical. C’est quelque chose que j’ai pu vivre assez fortement : l’incrédulité, l’opposition même, de l’entourage, des diététiciens ou des médecins. Franchement, ce qui compte ce sont les résultats, la sensation au quotidien. Même si je n’ai pas été toujours très rigoureux, je pratique peu ou prou cette diète depuis bientôt 2 ans et je ne me suis jamais senti aussi bien ! Donc le corps a parlé et il a tranché … ce régime me fait du bien et me convient. 

Les résultats sur la voix, si ils se confirment sont vraiment surprenants. La dysphonie spasmodique est réputée incurable. Ça fait deux ans que je n’ai pas eu la moindre injection et je n’ai jamais été aussi confortable avec ma voix depuis le début de la maladie. 

Rien que depuis deux ans que je m’intéresse au LCHF, j’ai l’impression d’avoir vu une incroyable évolution : multiplication des sites, des livres et des articles, lien de plus en plus clair avec de nombreuses maladies, reconnaissance de plus en plus explicite des méfaits du sucre, début d’ouverture chez certains médecins, … J’ai vraiment l’impression d’être à l’aube d’une révolution, et cette impression d’être en avance sur les autres est très réjouissante ! 

EatFat2BeFit : Si vous l’acceptez nous reviendrons vers vous dans quelques mois, pour faire un bilan à moyen terme de l’utilisation d’une alimentation LCHF et de la dysphonie spasmodique. 

Stéphane : Effectivement, les effets bénéfiques sur mon problème semblent tellement frappants, qu’il faut certainement se donner encore plus de recul, vérifier cela sur la durée, confirmer la guérison. Si elle se confirme, ce serait un pas incroyable pour ce type de maladie et j’essayerai alors de communiquer le plus possible autour de ca.

EatFat2BeFit : Stéphane, nous vous remercions sincèrement pour ce témoignage, qui sera très certainement, utile !

Après avoir témoigné pour EatFat2BeFit.fr au sujet de ses débuts dans l’alimentation LCHF, Loïc Robineau nous offre aujourd’hui un nouveau retour d’expérience d’alimentation pauvre en glucides et riche en lipides, mais dans le cadre d’une activité sportive. Loïc a participé il y a quelques jours à une Spartan Race ! Voici ce qu’il nous rapporte :

Samedi 30 juillet, 2016, 4h du matin. 

Le réveil sonne tôt ce matin car nous avons 350 kms à faire pour nous rendre à la station de ski du mont Owl's Head (Province du Québec) à quelques pas des lignes américaines. Ce matin à 10h30 je prendrai le départ d'une Spartan Race format "Super", c’est à dire selon l'organisation : 13 kms ou plus et une bonne vingtaine d'obstacles. 

Depuis que je suis rentré de déplacement dans la nuit de mercredi à jeudi (je suis camionneur longue distance) je me suis mis au repos. Depuis un an que je suis passé à une alimentions LCHF, j'ai progressivement augmenté ma charge d'entraînement à mesure que j'accumulais des connaissances. Ces derniers temps ont été durs sur l'organisme, et il est indispensable d'écouter son corps. 

Ce matin je débute avec une grande tasse d'eau chaude dans laquelle j'ai dilué un bouillon cube, au lieu du café. C'est un moyen rapide de faire le plein de sodium, minéral indispensable dont on peut facilement manquer si on suit une diète low-carb et qu'en plus on transpire beaucoup à l'entraînement. Viennent avec ça 3 œufs et 2 tranches de bacon revenu dans de l'huile de coco, et un avocat. Je ne mangerai plus rien avant la fin de la course, prévue selon moi vers 15h....

En route ! Nous partons (la famille m’accompagne) en ramassant un café (une bassine de café??!!!) comme seule l'Amérique du nord sait faire. Au final ce n'est pas une bonne idée. Le café est un diurétique et m’obligera à plusieurs pauses pipi, même pendant la course. 

10h30 arrive. Je suis prêt. J'ai mon sac d'hydratation remplie de 2L d'eau mélangée avec des électrolytes (sodium, magnésium, potassium) et sans sucre, juste un peu de stevia. Lors de ma première Spartan Race, la version sprint (8kms), j'avais noté un léger mal de tête que j'ai attribué justement à ce manque de minéraux. On verra. 

La course débute au pied des pistes de ski. Et ça monte droit, à pic et longtemps. Courir est inenvisageable, et j'ai besoin de monter en température......



En effet, j'avais déjà remarqué sans vraiment comprendre, qu'après un entraînement de Crossfit ou HIIT, j'étais bien plus frais et énergique qu'avant de commencer. Idem pour les courses. Les premières 20-30 mn sont "difficiles". Puis presque soudainement, un changement s'opère. J'ai récemment appris qu'il s'agit en fait d'un changement métabolique, un "switch", où l'organisme nous signale qu'il est désormais prêt à faire face aux pires contraintes. Le foie s'est mis à fabriquer des cétones et du glycogène en mode turbo, le flux sanguin est chargé de ce mélange en plus des acides gras, et tout cela va joyeusement servir à fournir un maximum d'énergie. 

Une fois atteint ce stade, les jambes se mettent à aller presque toutes seules. Les mitochondries (centrales énergétiques de nos cellules pour faire simple) qui se sont multipliées grâce à l'entraînement, et surtout adaptées à brûler des acides gras pour fournir de l'ATP (notre énergie) ont rendu le cycle bien plus efficace. Le cerveau lui, tourne majoritairement aux cétones, me donnant une clarté mentale et une concentration à peine croyable, même après 3 heures de course. Je peux rester concentré sur ma foulée dans les descentes ultra-techniques (imaginez descendre une piste noire, sans neige, en courant et vous y êtes) et de faire presque à chaque pas un état de mes chevilles et autres articulations. 



Les kilomètres et les obstacles défilent, les stations de ravitaillement permettent de refaire le plein et les électrolytes sont les bienvenues. Je m'arrête à peine le temps de remplir le sac d'hydratation si besoin, là où d'autres commencent à sortir l'arsenal sucré. Gels, compotes, Gatorade et j'en passe. Désormais ces personnes devront avaler ça à un rythme régulier si elles veulent finir la course, car le seul carburant que leur corps sait utiliser, le glycogène, est désormais épuisé. Je les regarde, incrédule, me disant que je suis bien content de carburer au gras, car j'en ai bien assez sur moi pour finir plusieurs courses !!!



Je cours comme une chèvre des montagnes dans les descentes, euphorique, souriant, dépassant un grand nombre de coureurs qui grimacent. Certains sont assis sur le côté ou allongés, au bord des larmes ou de l'évanouissement. Ceux-là ont "frappé le mur", leur organisme, par manque de sucre, déclare forfait. Dans les montées je marche, mais je ne m'arrête jamais. J'ai aussi noté une faculté de récupération accrue. L'entraînement y fait, mais la production d'énergie à partir d'acides gras produit énormément moins de déchets métaboliques que celle du glucose, et je pense que çà y fait. Du coup à la fin d'une grosse côte, après quelques pas le cœur reprend un rythme de croisière et je peux me remettre à trottiner. 

L'un des derniers obstacles est en vue, un "RIG", sorte de module que vous devez traverser en vous accrochant à des anneaux, cordes, barreaux verticaux. Musculairement c'est ultra intense. Je me demande comment mes muscles vont réagir, car on entend souvent dire que les muscles ont besoin de glucides pour les efforts intenses... Ça passe, et pourtant c'était dur, mais je n'ai pas vu de différence par rapport au temps où j'étais sur une diète à base de glucides, signe que l'organisme est désormais aussi efficace en fonctionnant aux acides gras. 

Je commence néanmoins à ressentir quelques tensions au psoas, signe que je manque encore d'entraînement et d'adaptation surtout en descente. Mon euphorie m'a peut-être fait allé un peu trop vite :-)

Mais l'arrivée est là, derrière un dernier obstacle, et c'est toujours en souriant que je la franchis, 3h59 après être parti et avoir parcouru 16kms et 1600m de dénivelé positif. Mon bébé me donne ma médaille, je suis au bord des larmes tellement l'expérience a été riche d'enseignements. 



Bref, que du bonheur, beaucoup d'informations tirées de cette expérience. Le low-carb fait des merveilles, et combiné avec un entraînement polarisé (merci le Paléofit) comprenant un fond d'endurance basse intensité, deux à trois séances de HIIT (dont une de course comme des 30-30 par exemple) et des exercices de musculations divers, on peut construire une bonne base sur laquelle évoluer. Le corps humain est une machine formidable, qui s'avère incroyablement performant si on le nourrit et qu'on l'entraîne comme il a été prévu. 



Dernier gros défi de l'année, la Spartan Beast dans le Vermont, là où les Spartan Races sont nées. Mais cette fois, ce sera 23 kms et plus, 30 à 40 obstacles et des températures moins clémentes. 

A bientôt pour de prochaines aventures LCHF !


Romain Bardet un athlète Cétoadapté utilisant l'alimentation LCHF et les boissons VESPAPOWER ?


Hier, vendredi 22 juillet 2016, Romain Bardet remportait sa première étape du tour de France 2016. Âgé de 25 ans, Romain vient grâce à cette performance, se placer second du classement général. Les passionnés de cyclisme connaissent déjà le palmarès du jeune originaire de la Haute-Loire arrivé dans l’équipe AG2R La mondiale depuis 2012, date de son entrée dans le circuit pro. 


Pour les non-initiés il fait 6e du tour de France 2014, puis 9e en 2015 et gagne cette année cette 19e étape du tour 2016, et surtout se positionne second au classement général derrière Chris Froome, ce qui n’est pas rien pour les passionnés d’alimentation LCHF que nous sommes, puisque le premier et le second de se tour 2016 utilisent l’alimentation pauvre en glucides et riche en lipides pour optimiser leur nutrition et leurs performances. Aujourd’hui, intéressons-nous à Romain Bardet et non à Chris Froome.

Avant-hier, mon ami Peter Defty, PDG fondateur de la société VespaPower aux États-Unis, grand défenseur d’une alimentation LCHF et Cétogène pour les sportifs (à commencer par lui-même dans sa pratique), publie un email de remerciements de Romain, pour son programme OFM (Optimized Fat Metabolisme) et sa boisson VESPA POWER.



 Puis Hier, après la victoire de Romain, Peter félicite officiellement Romain pour sa victoire d’étape :


Enfin aujourd’hui, Peter met en ligne un article sur le site de www.vaspapower.com pour féliciter Romain :



Qu’est-ce que ça prouve me direz-vous ? Comment être certain que Romain est bien un athlète ayant effectué sa révolution alimentaire en utilisant principalement les lipides comme source d’énergie ?

La réponse est simple : Il suffit de s’intéresser 2 minutes à VespaPower, ce qu’il y a dedans et l’approche de ce produit et de son fondateur Peter Defty !

Vespa Power est une boisson énergétique d’une nouvelle génération. Elle apporte peu de calories, peu d’énergie, son rôle est simplement de permettre une meilleur utilisation, une meilleur mobilisation des lipides comme source d’énergie ! On oublie donc la boisson miracle qui booste avec des torrents de sucres utilisables immédiatement avec un pic glycémique énorme, et on remplace par une boisson qui aide juste un peu le corps à faire mieux ce qu’il sait déjà très bien faire : BRULER DU GRAS !

Ce type de boisson est totalement inutile pour un sportif qui n’est pas cétoadapté, avec une alimentation standard composée de beaucoup de glucides. Ainsi, consommer VESPA POWER prouve de fait (expliqué ici), qu’on a affaire avec Romain Bardet à un sportif cétoadapté (Fat Adapted pour être plus précis) et c’est une excellente nouvelle, Froome n’est plus seul ! :)

Merci à Peter Defty qui n’est pas avare en partage de connaissances et qui est avant tout un homme passionné. Vous pouvez par exemple écouter une de ses interventions à Vail en ce début 2016, ci-dessous :




LeBron James, joueur professionnel américain de basket-ball (les cavaliers de Cleveland), vient de remporter un nouveau titre de champion NBA avec son équipe fétiche de Cleveland, après avoir obtenu précédemment le titre suprême en 2012 et 2013 avec les Heat de Miami.

Considéré comme le meilleur joueur de la NBA depuis 2009, double champion olympique en 2008 et 2012, il remporte notamment le titre de meilleur marqueur.

Quel est le rapport entre ce grand champion et l’alimentation LCHF (LowCarb High Fat) ?

La réponse est simple, voici ce que déclarait LeBron James en 2014 dans les colonnes de Sports Illustrated :
« J’ai mangé sans sucre, sans lait, sans glucides", a déclaré LeBron à Sports Illustrated . "Je mangeais uniquement de la viande, du poisson, des légumes et des fruits. C'est tout. Pendant 67 jours consécutifs.»
LeBron James s’est inspiré des changements alimentaires de son coéquipier Ray Allen, lors de son passage dans l’équipe de Miami Heat.

En publiant une photo de lui sur Instagram, il a soulevé beaucoup d’interrogations sur la pertinence de ce choix alimentaire sur ses performances sportives !


Avec cette victoire en 2016, les doutes sont levés ! 



Sources et liens :
Page wikipédia en Fr : https://fr.wikipedia.org/wiki/LeBron_James
Source : http://kediet.com/blog/lebron-james-discusses-ketogenic-paleo-weight-loss-no-carbs-sugar-for-67-days/
Source : http://www.si.com/edge/2014/08/11/inside-lebron-james-weight-loss-and-low-carb-diet
Source : http://www.examiner.com/article/high-fat-ketogenic-and-paleo-diets-gain-favor-among-athletes-like-lebron-james
Actualité : http://www.basketusa.com/news/367297/lebron-james-a-brise-la-malediction-de-toute-une-ville/
Actualité : http://www.basketusa.com/blogs/367380/le-jour-ou-lelu-a-rempli-sa-mission/


Didier a 46 ans. Il réside en Belgique ou il est vétérinaire et passe des journées très intenses en déplacements pour venir en aide aux animaux de la ferme. Grâce à l’alimentation LCHF, Didier a perdu 14 kilos en 4 mois et sa santé a pu grandement s’améliorer.

EatFat2BeFit : Nous tenons à vous remercier pour cet entretien. Tout d’abord pouvez-vous vous présenter, et nous expliquer votre façon de vous alimenter avant d’avoir pris la décision du changement ?

Didier : Je suis vétérinaire de grands animaux et j’ai 46 ans. Avant de débuter mon régime, je mangeais beaucoup de tout et certains aliments en excès. Ma boisson favorite était le soda avec des frites au moins 5 fois par semaines. Un pain blanc pour deux jours et des charcuteries à volonté. Beaucoup de viande de bœuf et beaucoup de légumes. Quant à la crème glacée et le sorbet citron, je ne vous dis pas.

EatFat2BeFit : Comment avez-vous connu l’alimentation LCHF et pourquoi l’avoir choisie ?

Didier : Je l’ai connue par Facebook, un ami (Ulrich co-fondateur de EatFat2BeFit.fr) la prône depuis de nombreux mois et ma femme a aussi attiré mon attention car elle s’y intéresse beaucoup. J’ai choisi ce régime car il est basé sur la matière grasse que j’adore et la protéine que… j’adore tout autant. J’avais déjà fait un régime auparavant en supprimant les féculents de mon repas principal et cela fonctionne donc je me suis dit, nous allons faire au moins pareil.

EatFat2BeFit : Qu’est ce qui a concrètement motivé votre passage à une alimentation réduite en glucides et élevée en lipides ? 

Didier : Tout simplement lorsque j’ai vu sur les conseils de mon ami Facebook, une vidéo expliquant les effets extrêmement néfastes du sucres en excès comme c’est le cas dans notre alimentation occidentale. Je me suis rendu compte que ma consommation journalière était de 4 à 8 fois les quantités recommandées. Une autre motivation était de voir l’accumulation de graisses abdominales et 95Kg sur la balance. 

EatFat2BeFit : Comment se sont passés vos débuts ? Avez-vous démarré de manière stricte sans écarts, ou y êtes-vous allés progressivement ?

Didier : Absolument de manière stricte et sans écart. La motivation était très importante et le changement fut rapide entraînant alors un cercle vertueux qui s’est installé dans ma tête et une excitation terrible. Très vite j’ai cessé les ronflements et après 10 Kg perdus, j’ai pu diminuer un antihypertenseur de moitié. Ma capacité à bouger, à pratiquer mon métier, fut rapidement améliorée et la motivation s’est entretenue d’elle-même.

EatFat2BeFit : Avez-vous été fatigué, avez-vous éprouvé d’autres effets indésirables ?

Didier : Fatigué à cause de mon régime !? Absolument pas, bien au contraire. Actuellement, mon sommeil me semble beaucoup plus récupérateur d’ailleurs, sans doute en rapport avec l’absence de ronflement et d’apnées associées. Mon métier m’oblige à avoir des périodes de sommeil parfois très courtes et mon régime m’apporte à ce niveau un bien considérable. Aucun effet indésirable particulier.

EatFat2BeFit : Surveillez-vous votre cétose avec des bandelettes ou un outil électronique ?

Didier : Absolument pas. Juste ma glycémie et le cholestérol en janvier, trois mois après avoir débuté le régime. Glycémie ramenée à 85 par rapport à 105 en août et cholestérol au minimum avec un rapport excellent.

EatFat2BeFit : Avez-vous été accompagné par des professionnels de santé dans cette démarche ou avez-vous abordé l’alimentation LCHF seul ?

Didier : Aucun accompagnement, tout se passe dans la tête. La motivation est la clé du succès selon moi. Il faut bien entendu aimer ce que l’on mange mais étant un grand adepte des matières grasses et des protéines, aucun souci pour moi.

EatFat2BeFit : Prenez vous des compléments alimentaires ? Si non, comptez-vous le faire ?

Didier : Absolument aucun. Il me vient à l’esprit qu’avant, je prenais du magnésium pour de fortes crampes musculaires. Depuis que j’ai entamé ce régime pauvre en sucre, plus de crampe et aucun complément.

EatFat2BeFit : Qui cuisine à la maison ?

Didier : Mon épouse car personnellement, je n’aime pas du tout ça.

EatFat2BeFit : Comment se passe concrètement une journée alimentaire pour vous ? Votre travail semble très prenant, alors comment vous organisez-vous au quotidien ?

Didier : En effet mon métier ne me permet aucun horaire fixe. Je me réveille avec le téléphone. Je me prépare deux tartines de pain blanc (oui, le gris serait mieux mais j’adore le blanc) avec une tranche de gouda ou du fromage de chèvre. La première me permet de prendre mes deux cachets pour la tension et la seconde atterrit dans ma voiture sur mon siège passager. Mon repas principal aura lieu entre 12H et 16H. Rien n’est ingéré d’ici-là hormis eau ou café chez un client éventuellement. Ce repas est composé de viande et de légumes en quantités importantes mais raisonnables c’est-à-dire ramenées disons au deux tiers des quantités ingérées avant le régime. Absence totale de féculents et aucun dessert. Zéro apéro bien entendu. Le repas suivant aura lieu au plus tard à 21H en général, mes horaires étant très variables et étant un couche-tard (entre 1H et 3H les 90% du temps). Ce dernier repas sera constitué de saucisson, filet de poulet en tranches, cœurs d’artichaut baignant dans l’huile, filets de hareng à l’ail baignant dans l’huile également (oups, j’en salive rien qu’à l’écrire), des fromages de toutes sortes, moutarde, œufs durs, piments croquants rouges, sortes de poivrons et je me régale. Cela en quantités raisonnables encore une fois. Puis jeûne total jusqu’à la tartine du matin suivant. Notons que la seconde tartine mentionnée plus haut est « défenestrée » 9 fois sur 10.

EatFat2BeFit : Avez-vous introduit de nouveaux aliments ? Lesquels ?

Didier : Franchement non, je mangeais déjà de tout mais disons que je mange encore plus de scampis, d’œufs, de sardines. Je recherche encore plus le gras. 

EatFat2BeFit : Quels sont les aliments que vous aimiez et que vous ne mangez plus ? Quel degré de difficulté pour vous cela a représenté de les bannir ?

Didier : Prenons trois aliments et une échelle de 1 à 10… Les frites : 5. L’ice tea : 5 et la crème glacée, sorbet citron… grrrr.. bien 8 ou 9… grrrr.

EatFat2BeFit : Aimez-vous manger en général ? Considérez-vous cette diète comme savoureuse ou incompatible avec le plaisir de manger ?

Didier : Certain oui ! J’adore manger ! Cette diète est totalement savoureuse car j’adore le gras et la bonne viande, du jambonneau en passant par la viande de bœuf et les scampis. Totalement compatible avec le plaisir de manger ! Vous n’imaginez pas le plaisir que j’ai de mettre en bouche le filet de hareng huileux avec une tranchette de gouda et un morceau de caprice des dieux et de croquer dans un piment rouge, cela avec un morceau de bâton de berger trempé dans la moutarde. Quant au bon steak avec les asperges vertes baignant dans le beurre fondu citronné, je ne vous dis pas…

EatFat2BeFit : Comment gérez-vous les repas à l’extérieur, au restaurant ou en famille ?

Didier : Totalement de la même manière que chez moi, tout est devenu automatique, même pour les desserts, j’ai décidé de ne pas prendre de dessert, je ne regarde pas la carte des desserts. Très peu de remarques car tous les gens qui me voient sont subjugués de voir comment mon régime a fonctionné et donc respectent mes choix. S’il y a des féculents au repas, je les laisse tout bonnement de côté. 

EatFat2BeFit : Considérez-vous la diète cétogène comme handicapante d’un point de vue social ? Comment survivez-vous en ne consommant presque plus de glucides dans un environnement où ils sont partout ?

Didier : Aucun souci avec ça, tout se passe dans la tête. Comme je le dis plus haut, grand respect des gens qui m’entourent.

EatFat2BeFit : Faisiez-vous du sport avant et en faites-vous maintenant ?

Didier : Non, plus aucun sport malheureusement. Disons que ma disponibilité au travail étant primordiale, il m’est difficile de pratiquer un sport de manière durable.

EatFat2BeFit : Êtes-vous sensible à l’aspect santé de cette diète en terme de prévention des maladies métaboliques ?

Didier : Extrêmement sensible. Mon sucre à 105 l’été dernier m’a tracassé et je constate une absence de ronflement, un sommeil plus récupérateur, la disparition des crampes musculaires et la baisse de moitié de mon bisoprolol. Mon cholestérol est excellent, que demander de plus ?

EatFat2BeFit : Est-ce désormais votre alimentation - une sorte de philosophie alimentaire - ou bien pensez-vous cesser de manger cétogène un jour ?

Didier : Je pense qu’à la lecture de mes propos, vous aurez deviné ma réponse.

EatFat2BeFit : Quel bilan global faites-vous de l’alimentation LCHF, quels sont les bienfaits que vous a apporté la diète cétogène ?

Didier : Comme décrit ici plus haut, de nombreux effets bénéfiques pour ma santé.

EatFat2BeFit : Quels conseils donneriez-vous à ceux qui hésitent à franchir le pas ? A ceux qui démarrent ?

Didier : Une volonté mentale obtenue par une motivation, un déclic pour une santé et une qualité de vie meilleure.

EatFat2BeFit : Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Didier : Tout se passe dans la tête et grande réussite à ceux qui pratiqueront ce régime.

EatFat2BeFit : Merci Didier pour ce témoignage !

***
Note : Si vous aussi vous souhaitez apporter votre témoignage de l’alimentation LCHF aussi bien pour rester en forme que pour perdre du poids, dans le cadre d’une performance sportive ou pour lutter contre la maladie, n’hésitez pas à contacter EatFat2BeFit.fr car chaque expérience partagée est précieuse.