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Témoignage de Ludovic, qui à la veille de ses 40 ans a décidé de prendre sa santé en main grâce à l'alimentation cétogène.



Ludovic Delory est journaliste. Il réside en Belgique et à la veille de ses 40 ans il s’est dit qu’il était temps de prendre sa santé en main ! Avec un mode de vie sédentaire, des kilos en trop et une routine alimentaire néfaste, Ludovic a radicalement adopté une alimentation LCHF (pauvre en glucides et riche en lipides). Il partage avec nous son expérience.


EatFat2BeFit : Nous tenons à vous remercier pour cet entretien. Tout d’abord pouvez-vous vous présenter, et nous expliquer votre façon de vous alimenter avant d’avoir pris la décision du changement ?


Ludovic : Je suis journaliste, un métier qui nécessite souvent de rester de longues heures sur le terrain. Conséquence : des repas pris sur le pouce, dans des restaurants servant frites, pâtes, pizzas, etc. Ajoutez-y une vie de famille bien remplie, un travail d’écriture (sédentaire par nature), et vous avez tous les ingrédients pour générer de la prise de poids et de l’hypertension. J’avoue, je ne faisais pas grand-chose pour surveiller mon poids jusqu’à ma prise de conscience, en janvier dernier.

EatFat2BeFit : Comment avez-vous connu l’alimentation LCHF et pourquoi l’avoir choisie ?

Ludovic : C’est venu petit à petit. D’abord via mes connaissances qui pratiquent ce mode de vie depuis plusieurs années. Ensuite via des lectures, évidemment. Celle du livre de Gary Taubes « FAT : pourquoi on grossit » a agi comme une révélation. J’ai compris comment fonctionnait notre système endocrinien, le rôle de l’insuline, celui du cholestérol, et j’ai fini par saisir le caractère néfaste des sucres. J’ai aussi lu des témoignages édifiants sur Internet (en anglais) de personnes ayant perdu jusqu’à 50 kilos en supprimant les glucides. J’ai été stupéfait : comme beaucoup de monde je pensais que le gras faisait grossir. J’ai revu tout le paradigme et je me suis lancé début janvier.

EatFat2BeFit : Qu’est ce qui a concrètement motivé votre passage à une alimentation réduite en glucides et élevée en lipides ?

Ludovic : Le passage à l’An neuf et ses habituelles résolutions ! J’étais extrêmement motivé, j’ai acheté un carnet pour y consigner tous mes repas, au jour le jour. La balance affichait 105 kilos (je mesure 1m82). C’en était trop ! Mes proches étaient sceptiques. Pour les rassurer, j’ai dit que j’allais mener l’expérience durant quelques mois. J’ai trouvé les recettes de base dans « Le nouveau régime Atkins ». Et le 6 janvier 2015, je me suis lancé. 

EatFat2BeFit : Comment se sont passés vos débuts ? Avez-vous démarré de manière stricte sans écarts, ou y êtes-vous allés progressivement ?

Ludovic : J’ai démarré de façon draconienne : moins de 20 grammes de glucides assimilables par jour. Aucun écart. Cinq, parfois six repas par jour. Les deux premières semaines, je pesais tous mes ingrédients, car je voulais vraiment mettre ce régime à l’épreuve. Avec l’habitude, je suis devenu moins précis dans mes annotations. J’ai tenu mon carnet de bord jusqu’au 20 avril. Ce jour-là, j’étais descendu à 93,2 kilos. Puis j’ai lâché prise pour une raison : ça me paraissait trop facile. Je me suis relâché. J’ai perdu le moral, retrouvé mes mauvaises habitudes : un plat de pâtes, un verre de bière,… L’expérience, en tout cas, s’est avérée concluante puisque j’avais perdu 12 kilos en quatre mois.

EatFat2BeFit : Avez-vous été fatigué, avez-vous éprouvé d’autres effets indésirables ?

Ludovic : Au début, des fringales bien compréhensibles. Et le 10 janvier, une semaine après l’entame du régime, une petite hypoglycémie que j’ai réglée avec un Coca… light !

EatFat2BeFit : Surveillez-vous votre cétose avec des bandelettes ou un outil électronique ?

Ludovic : Je l’ai fait très rarement durant ma première expérience. Aujourd’hui, le contrôle est quasi-quotidien car j’ai repris le régime il y a trois semaines. J’ai été heureux de constater la semaine passée que le taux de glucide était à zéro et que les corps cétoniques étaient de retour. J’utilise des bandelettes Keto-Diabur Test, très faciles d’utilisation.

EatFat2BeFit : Avez-vous été accompagné par des professionnels de santé dans cette démarche ou avez-vous abordé l’alimentation LCHF seul ?

Ludovic : Je l’ai fait seul. J’estimais être assez renseigné sur le régime LCHF et, de toute façon, je ne voulais pas perdre de temps à chercher un médecin qui m’aurait accompagné. Mes seules visites chez le toubib, je les réserve pour mes prises de sang annuelles.

EatFat2BeFit : Prenez vous des compléments alimentaires ? Si non, comptez-vous le faire ?

Ludovic : Depuis le début, je prends des compléments Supradyn ou Omnivit.

EatFat2BeFit : Qui cuisine à la maison ?

Ludovic : Je ne laisse à personne d’autre que moi le soin de préparer mes plats LCHF.

EatFat2BeFit : Comment se passe concrètement une journée alimentaire pour vous ?

Ludovic : Petit déjeuner : deux œufs, 5 tranches de bacon et une importante quantité de gras (beurre, huile de noix de coco, huile d’olive, saindoux). Thé ou café. De l’eau fraîche. Variante : le saumon fumé au fromage frais.

Collation (si j’ai faim) : du blanc de poulet maison, du fromage ou des amandes.

Vers 11h-midi : 400-500 ml de bouillon de poule. J’en fais quatre litres chaque vendredi, je portionne et je congèle. Chaque matin, j’emporte mon bouillon surgelé au bureau.

Déjeuner : environ 250 gr de viande ou de poisson. Du gras, bien sûr, et beaucoup de légumes. Parmi mes favoris : tous les choux, champignons, oignons, poivrons, salade fraîche avec vinaigrette.

Le soir, je n’ai généralement pas faim. En cas de fringale, un œuf dur ou un morceau de fromage. J’ai toujours deux-trois sortes de fromages au frigidaire.

EatFat2BeFit : Avez-vous introduit de nouveaux aliments ? Lesquels ?

Ludovic : Je mangeais de tout avant, je suis juste plus restrictif aujourd’hui. Comme je bannis la plupart des fruits, j’aime me faire plaisir, en été, avec des mûres et des groseilles. Par contre, je ne me suis pas encore réconcilié avec l’avocat. 

EatFat2BeFit : Quels sont les aliments que vous aimiez et que vous ne mangez plus ? Quel degré de difficulté pour vous cela a représenté de les bannir ?

Ludovic : Les pâtes ! J’en mangeais deux-trois fois par semaine. J’ai beau les avoir bannies durant ma phase-test, j’y suis revenu durant les vacances. Maintenant que j’ai repris la diète, j’ai peur (je l’avoue) de craquer devant un bon carbonara. 

EatFat2BeFit : Aimez-vous manger en général ? Considérez-vous cette diète comme savoureuse ou incompatible avec le plaisir de manger ?

Ludovic : Je suis devenu plus exigeant avec le choix des ingrédients. De temps en temps, je m’offre du bœuf ou du poisson de qualité supérieure. Je découvre chaque semaine de nouveaux fromages. Mais je n’ai pas de problème à dévorer une courgette entière et une boîte de thon sur le temps de midi. Les choses les plus simples peuvent être délicieuses si elles sont bien préparées.

EatFat2BeFit : Comment gérez-vous les repas à l’extérieur, au restaurant ou en famille ?

Ludovic : Je mets de côté les féculents. Je demande un petit plat de légumes chauds ou une salade à la place des frites. J’ajoute du beurre sur ma viande. Il n’y a plus que mon père qui insiste à chaque fois pour que je « prenne des patates du jardin » (rires).

EatFat2BeFit : Considérez-vous la diète cétogène comme handicapante d’un point de vue social ? Comment survivez-vous en ne consommant presque plus de glucides dans un environnement où ils sont partout ?

Ludovic : Parfois, je laisse filer mes collègues au restaurant pour manger ma propre tambouille seul à la cantine. Ils comprennent. Je ne trouve pas ça trop handicapant : je les revois une heure plus tard (rires). Dans mon kit de survie quotidien, j’ai toujours mon bouillon maison, mon fromage, mon saucisson ou mon poulet froid qui attendent dans le frigo. Je les emporte en reportage, histoire de combler les fringales. Pour le reste, je privilégie les achats chez le petit commerçant du coin. Je sais d’où vient ma viande, qui l’élève et ce qu’elle mange. Au supermarché, je fais toujours le même trajet : légumes, fromages, crème, salaisons, poissons, en évitant de passer par la moitié des rayons.

EatFat2BeFit : Faisiez-vous du sport avant et en faites-vous maintenant ?

Ludovic : J’ai arrêté l’athlétisme il y a environ quinze ans, suite à des problèmes de genoux. Je n’ai jamais vraiment repris depuis. Mais, avec le regain de forme qui est le mien actuellement, je suis heureux de vous annoncer que j’ai repris le running. Je me suis même fixé un objectif : courir un 10 kilomètres avant la fin de l’année. Faut d’abord que je m’offre une nouvelle paire de baskets.

EatFat2BeFit : Êtes-vous sensible à l’aspect santé de cette diète en terme de prévention des maladies métaboliques ?

Ludovic : C’est un critère déterminant dans le choix de ce mode de vie (je n’aime pas les termes « diète » ou « régime »). J’ai une connaissance qui s’est mise au LCHF après avoir appris qu’elle avait un cancer. Son état de santé évolue favorablement. J’ai lu de nombreux récits à peine croyables sur les bienfaits de l’alimentation pauvre en carbs sur les maladies métaboliques. Donc oui, ça me parle énormément. J’arrive à la seconde moitié de ma vie et je tiens à la traverser en pleine forme.

EatFat2BeFit : Est-ce désormais votre alimentation - une sorte de philosophie alimentaire - ou bien pensez-vous cesser de manger cétogène un jour ?

Ludovic : C’est devenu, je le redis, un mode de vie à part entière. Bien sûr, je reste un hédoniste et il me sera toujours difficile de résister à un verre de bière lors d’une soirée entre amis. Mais, maintenant que j’ai compris les principes de l’alimentation cétogène, je ne compte pas changer d’habitudes.

EatFat2BeFit : Quel bilan global faites-vous de l’alimentation LCHF, quels sont les bienfaits que vous a apporté la diète cétogène ?

Ludovic : Premier bienfait : le sommeil. Il ne faut que quelques jours pour retrouver un sommeil court, réparateur et empli de jolis rêves. Terminé, le coup de pompe de quinze heures ! Je me lève vers 5 heures et je tiens sans problème jusqu’à 22-23 heures.

Deuxième bienfait : le dynamisme général. Mon corps me souffle de bouger. C’est pour cette raison que je me suis décidé à recourir. Gary Taubes avait raison de dire que ce n’est pas le sport qui fait maigrir : c’est en maigrissant qu’on retrouve les forces pour faire du sport. Ma récupération est plus rapide, quant aux crampes nocturnes, elles font partie du passé.

J’espère, enfin, parvenir à faire baisser durablement ma tension artérielle.

EatFat2BeFit : Quels conseils donneriez-vous à ceux qui hésitent à franchir le pas ? A ceux qui démarrent ?

Ludovic : Faites comme moi, tentez l’expérience. Consignez dans un carnet de bord le contenu de vos repas, sans tricher, ajoutez-y vos écarts, vos listes de courses et vos états d’âme. Rendez-vous dans n’importe quel rayon de supermarché, lisez l’étiquette et relevez le nombre d’ingrédients dont le nom se termine par « ose » : glucose, dextrose, saccharose,… Dites-vous qu’ils sont vos ennemis. Méfiez-vous des « recommandations officielles ». Lisez, abondamment, pour comprendre en quoi la sécrétion d’insuline vous fera prendre du poids. Et, surtout, n’abandonnez pas ! On peut attendre deux-trois semaines avant d’entrer en cétose. Une période décourageante pour tous ceux qui ne voient pas bouger l’aiguille de la balance.

EatFat2BeFit : Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Ludovic : J’ai repris l’expérience LCHF. Définitivement, cette fois. En trois semaines, j’ai perdu un kilo et demi, je me suis remis à faire de la gym et de la course à pieds. J’espère vous annoncer d’excellentes nouvelles dans quelques mois.

EatFat2BeFit : Merci Ludovic pour ce témoignage !

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Note : Si vous aussi vous souhaitez apporter votre témoignage de l’alimentation LCHF aussi bien pour rester en forme que pour perdre du poids, dans le cadre d’une performance sportive ou pour lutter contre la maladie, n’hésitez pas à contacter EatFat2BeFit.fr car chaque expérience partagée est précieuse.